Après avoir tracé le cadre général situant la question des premiers liens entre le nourrisson et ses parents du point de vue psychanalytique, je présenterai trois psychanalystes d’enfant : Mélanie Klein, Donald W. Winnicott et Françoise Dolto.
Pourquoi ce choix ? Klein, parce qu’elle a été la première à s’intéresser aux nourrissons. Winnicott et Dolto parce qu’ils sont les mieux connus du large public, sinon par leurs noms, du moins par certains de leurs concepts : « mère suffisamment bonne » et « objet transitionnel » de Winnicott, « tout est langage » et « parler à l’enfant » de Dolto, ont fait carrière.
À notre époque, nous aimons les mots forts, qui frappent l’imagination. Les idées qui semblent simples emportent facilement l’adhésion générale. Or, les connaissances sur les liens entre le bébé et ses parents, accumulées par les psychanalystes depuis les années 1930, ne sont ni simples, ni facilement dépassables.
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