Lorsqu’on évoque l’enfance, force est de constater que les premières figures qui apparaissent sont aujourd’hui encore les « parents » et, lorsqu’on évoque plus particulièrement la naissance et la petite enfance, la mère est aux premières loges.
Certes, le père a peu à peu pris une certaine place dans la vie de l’enfant et dans la famille dite nucléaire en Euro-Amérique, mais cela concerne-t-il toute la société de manière uniforme et n’existe-t-il pas d’autres figures, sinon aussi essentielles, tout du moins importantes dans ce qui se tisse entre parents et enfants ?
Loin d’éluder l’importance des parents biologiques dans les sociétés euroaméricaines, l’anthropologie permet de porter un autre regard sur ce qui semble aller de soi, c’est-à-dire l’affirmation selon laquelle les parents biologiques sont les (premiers) partenaires privilégiés de l’enfant.
En d’autres termes, le détour par l’anthropologie – et il serait utile également de convoquer l’histoire – permet de repenser la manière de considérer la construction des liens parents/enfants. Toutes les institutions sont construites socialement et culturellement au fil de l’histoire, la petite histoire croisant sans cesse la grande. La parenté comme la famille ne font pas exception à la règle.
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