Contrairement à ce qui a été longtemps pensé, la négligence peut avoir de lourdes conséquences. Un vécu de stress chronique ou le manque de stimulation peuvent entraver le développement physique et neurophysiologique de l’enfant.
Progressivement, un retard psychomoteur et un déficit cognitif (retard de langage, trouble de la concentration, etc.) peuvent apparaître. Le fonctionnement émotionnel peut être profondément touché et entraîner des relations sociales dysfonctionnelles.
Les intervenants de première ligne ont un rôle à jouer dans le repérage des situations à risque et l’accompagnement au long cours des familles de leurs patients. Les interventions doivent idéalement être précoces, participatives et travailler à la qualité de la relation parent-enfant.