Un enfant peut être confié pour un temps déterminé à une famille d’accueil selon deux cas de figure. Quand le ou les parent(s) reconnaissent leurs difficultés momentanées ou à plus long terme à s’occuper correctement de leur enfant, le Conseiller du Service d’Aide à la jeunesse peut, avec leur accord, mettre en place une mesure de placement. L’enfant estimé en danger peut être soustrait de son milieu familial à la suite d’une décision judiciaire de l’Aide à la jeunesse, y compris contre l’avis de son ou de ses parent(s).
La mesure de placement en famille d’accueil est décidée quand toute autre forme de soutien qui permettrait de laisser l’enfant vivre avec ses parents biologiques – situation idéale qui sert de référence aux travailleurs du secteur de l’Aide à la jeunesse en vertu du décret de l’Aide à la jeunesse du 4 mars 1991 – ne peut plus être envisagée.
Le placement d’enfants en famille d’accueil est une décision importante dans la mesure où elle est à la fois source de ruptures et création de liens. Du point de vue qui nous intéresse, elle présente l’avantage d’offrir à des enfants qui n’ont pas ou qui n’ont plus la possibilité de bénéficier d’un attachement « secure » dans leur milieu de vie naturel une sorte de seconde chance…
La partie n’est cependant pas gagnée d’avance, loin s’en faut.
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